Archive pour la catégorie ‘A lire’

Viager : une solution pour les plus fortunés

Lundi 4 octobre 2010

Le viager occupé sera l'avenir de notre retraite dans les années à venir

Déconseillé aux particuliers qui se lancent pour la première fois dans la pierre, ce type d’investissement peut s’avérer intéressant pour ceux qui ont déjà un patrimoine immobilier. Il faut avoir une surface financière assez importante, car acheter en viager nécessite d’être capable d’attendre. Mieux vaut viser la valorisation de votre patrimoine à long terme, plutôt qu’un rendement immédiat. Car en achetant un viager occupé, le bien ne générera aucun revenu. Au contraire, il vous coûtera chaque mois une rente, jusqu’au décès du crédirentier. La décote, qui va de 20 % à 50 % du prix de marché, dépendra essentiellement de l’âge du propriétaire et de son sexe (l’espérance de vie masculine étant moins forte que celle des femmes).

Même si des viagers se trouvent dans toutes les villes, mieux vaut viser une zone où vous pourrez ensuite louer le bien sans problème, ou le revendre en espérant faire une plus-value. Les grandes agglomérations, ou la zone littorale de Bretagne Sud, du Pays basque ou de la Côte d’Azur offrent de belles opportunités. Tout comme les appartements d’exception, vendus dans les beaux quartiers des grandes villes : Paris, Lyon, Marseille.

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Le viager suscite de l’intérêt en temps de crise économique

Lundi 2 août 2010

La vente en viager, figurant dans le Code Civil depuis plus de 200 ans, revient aujourd’hui sous les feux de l’actualité : les aléas des placements boursiers et l’avenir sombre des retraites créent un regain d’intérêt certain pour le viager.

Ce type de vente reste aussi un bon moyen pour l’acheteur d’accéder à la propriété avec un apport personnel réduit sans intermédiaire bancaire et au vendeur de se ménager des revenus durables.

Malgré tout, il s’agit d’une opération complexe qui nécessite le recours à une expertise : Quelles clau¬ses prévoir dans le contrat ? Comment le montant de la rente est-il déterminé ? Est-elle revalorisée ? Quelles garanties le vendeur doit-il prendre ? Qui prend en charge les travaux du logement ? Que devient la rente au décès du vendeur ou de l’acquéreur ?

Cet ouvrage répond à toutes ces questions et bien d’autres encore.

Pratique et à la portée de tous, il s’adresse à toutes les personnes ayant l’intention d’acheter ou de vendre un bien en viager, mais également à toutes celles souhaitant s’informer sur le sujet.

« La vente en viager »

Denise 84 ans: «Ne me parlez pas de maison de retraite» (article 20 minutes)

Vendredi 18 juin 2010

Le viager permet de doubler sa retraite !

TEMOIGNAGE – Cette retraitée raconte comment elle a choisi de vivre seule dans son logement…

Alors que Nora Berra, secrétaire d’Etat aux Aînés, veut favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, 20minutes.fr a recueilli le témoignage de Denise Rousseau, 84 ans, qui vit toujours chez elle.

«Des interviews, j’en ai faites! Pour des radios, des télévisions, j’ai même tourné dans un film! Alors, vous savez, j’ai l’habitude!», prévient d’emblée Denise Rousseau. Cette ancienne couturière dans la lingerie féminine, élue «meilleur ouvrier de France» en 1979 a choisi de vivre seule, dans son logement du 15e arrondissement.

«Ne me parlez pas de maison de retraite», s’emporte-t-elle. Ma mère y était, et ce n’est pas beau. On ne s’occupe pas des gens, on les colle dans des fauteuils roulants, et voilà. Si vous avez votre tête, vous êtes capable de rester chez vous. Et puis, j’ai les moyens d’embaucher une aide. Depuis que j’ai mis mon appartement en viager, je double ma retraite.»

Une dame de compagnie

Très autonome, Denise sort faire ses courses, se prépare à manger. Elle emploie simplement via Age d’Or Service une personne pour l’aider chaque mardi à faire son ménage. Une employée qui se mue le vendredi en dame de compagnie. Toutes deux parlent alors de peinture, de ballet, de musique et de couture. «Je ne suis pas malheureuse puisque que l’on vient me voir.» Une façon de poursuivre sa vie d’avant, faite de voyages et de rencontres avec ses célèbres clientes, femmes de ministre, baronnes et chanteuses.

«Ceux qui peuvent rester chez eux sont beaucoup plus heureux que les autres, contraints d’aller en maison de retraite.» Pour Denise, c’est la meilleure solution, car «ça revient moins cher. Chez vous, vous avez vos meubles, votre intérieur, vous n’êtes pas déportée.» Alors, pour améliorer son quotidien, elle ne voit qu’une chose: s’attacher les services de sa dame de compagnie deux jours de plus par semaine. «Je m’attache à elle, elle est devenu pour ainsi dire une amie.» Et tant pis pour l’argent, «je l’emporterai pas au paradis».

Ingrid Gallou
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Petit lexique viager

Vendredi 4 juin 2010

Aléa : la condition sine qua non du viager, qui, par définition, n’existe que s’il y a un risque à courir !

Aliénation du capital : dès la signature du contrat, le capital ou le bien appartient à l’acquéreur. Il est alors aliéné.

Arrérage : montant dû périodiquement au rentier.

Bouquet : somme versée à la signature du contrat.

Crédirentier : bénéficiaire de la rente.

Débirentier : personne qui verse la rente.

Droit d’usage et d’habitation : droit du vendeur de rester dans sa maison.

Rente viagère réversible : rente dont les arrérages sont dus au rentier jusqu’à son décès, puis à un tiers dit “corentier”, jusqu’à la mort de celui-ci.

Viager libre : le crédirentier n’occupe pas le bien, qui peut être mis en location par le débirentier. Ce dernier est bénéficiaire des loyers.

Le viager : investir à long terme avec un capital modeste

Samedi 6 février 2010

La vente en viager est concrètement réservée aux seniors

Le viager, régime datant de plus de 2 000 ans dans le Code civil, est revenu sous les feux de l’actualité en raison de la création récente du prêt viager hypothécaire et de la survenance  de la crise économique. Il a, par ailleurs, fait l’objet d’une étude du Conseil économique et social en 2008, qui préconise sa modernisation pour en développer l’usage.

La vente immobilière en viager consiste à céder un bien à une personne appelée « le débirentier » qui devra, en contrepartie, verser au vendeur appelé le « crédirentier » une rente jusqu’à son décès. Elle semble, en effet, aujourd’hui trouver de plus en plus d’adeptes pour plusieurs raisons.

Le mode opératoire
Les personnes âgées majoritairement propriétaires de leur résidence principale peuvent, en vendant leur bien dans ce cadre, se constituer, jusqu’à la fin de leurs jours, un complément de revenus pour pallier une retraite insuffisante. Ceci, bien sûr, tout en continuant à occuper leur logement jusqu’à leur décès.
L’acheteur de son côté peut investir dans un bien immobilier avec une mise de départ réduite sans avoir à passer par l’intermédiaire d’un organisme financier. Il s’agira pour lui d’un placement, avec en prime, l’espoir de faire une bonne affaire. L’aléa lié à la durée de vie du vendeur est, en effet, l’élément déterminant de ce type de vente.
La vente immobilière en viager, même si elle constitue une vente presque comme les autres, reste  malgré tout une opération complexe à mettre en œuvre qui nécessite le recours à des spécialistes ‘agents immobiliers, notaires). Notamment pour la détermination du montant de la rente. Le contrat doit également être adapté au moyen de certaines clauses (réversibilité de la rente, durée de versement, indexation…).

Viager signifie « temps de vie » en vieux français.
C’est un régime ancien, souvent mal connu, règlementé par les articles 1968 à 1983 du Code civil.  La vente du bien intervient en échange du versement au vendeur d’une rente à vie. Beaucoup de gans oint aujourd’hui une image caricaturale et négative de la vente en viager. C’est le pari sur la mort du vendeur qui lui donne cette connotation négative.
La particularité essentielle de la rente en viager est, en effet, que la durée de versement de la rente et, par conséquent, le coût total de l’acquisition ne sont pas connus à l’avance puisqu’ils dépendent d’un événement imprévisible, le décès du vendeur.
Qui n’a pas entendu parler de l’affaire Jeanne Calment, cette femme décédée à 122 ans après avoir enterré son notaire, qui avait acheté sa maison en viager bien des années auparavant. Ce cas est bien sûr assez rare, mais ce qui est certain, c’est que plus le décès survient rapidement, plus l’acquéreur est gagnant. A l’inverse, face à un vendeur d’une longévité exceptionnelle, l’acquéreur payera le bien beaucoup plus cher que sa valeur. Il y a donc un risque, à la fois pour le vendeur et pour l’acquéreur, cet aléa est une condition « sine qua non » de la vente en viager. S’il n’existe pas, la vente peut être annulée en justice

Un marché peu développé
La vente en viager bien qu’aujourd’hui encore assez peu répandue pourrait connaître un regain d’intérêt du fait de l’avenir incertain des retraites. Le nombre de transactions se situe dans une fourchette allant de 2 000 à  5 000 ventes par an, une dizaine d’opérateurs spécialisés se partageant ce marché étroit, essentiellement en région parisienne, sur la Côte d’Azur, à Lyon et Bordeaux.
Bien que la vente en viager jouisse toujours d’une mauvais réputation, vendeurs et acquéreurs peuvent chacun y trouver leur compte : les uns pour se constituer un complément de retraite par exemple et les autres pour faire un placement avec l’espoir de faire une « bonne affaire ». Le viager est un moyen original d’accéder à la propriété qui peut répondre à différentes problématiques patrimoniales.

Les questions
Quelles clauses prévoir dans le contrat ? Comment le montant de la rente est-il déterminé ?  Est-elle revalorisée ?  Quelles garanties le vendeur doit-il prendre ? Qui prend en charge les travaux du logement ? Que devient la rente au décès du vendeur ou de l’acquéreur ?
Vous trouverez réponse à toutes ces questions, et bien d’autres encire, notamment le point sur la fiscalité de ce type de vente et la récente formule du prêt viager hypothécaire dans un ouvrage de référence édité par Le Particulier Editions.

Bibliographie : La vente en viager (Intérêt, Contrat, rente, Fiscalité, Extinction, Prêt viager hypothécaire.) Le particulier Editions – 145 pages -  23€