Archive pour le mot-clef ‘vente viager’

Les différentes formes de viager

Samedi 22 octobre 2011

Le viager aujourd’hui :

Le viager existe depuis plus de 200 ans, cette formule de transaction séduit de plus en plus car elle représente un  complément de retraite pour les personnes agées ayant une faible retraite. Cela leur permet également de rester chez soi tout en profitant de ce confort financier. Pour le vendeur cela lui permet d’accéder à la propriété plus facilement et même si on aurait l’idée de reprocher le pari sur la mort, ce dernier permet néanmoins d’aider un retraité à mieux vivre son quotidien. Le viager est également compatible avec les héritiers qui peuvent bénéficier de donation sur les sommes perdues du vivant du crédit rentier.

Comment cela marche?

L’acheteur verse un capital de départ puis des rentes viagère jusqu’au décès du vendeur. Le calcul se fait selon les tables d’espérance de vie, un spécialiste en viager permet d’appliquer très simplement des barèmes tels les assureurs. A noter que le viager est très encadré par l’administration fiscal.

Dans le cas du viager libre, il est possible pour l’acheteur de vivre tout de suite dans le bien.

Quelles sont les garanties ?

La vente peut être annulée en cas de non versement de la rente et si le débit rentier meurt avant le crédirentier, alors ce sont les héritiers qui doivent continuer à verser la rente. Il est possible dans ce cas de souscrire une assurance décès.

Sachez que le notaire ainsi qu’une agence spécialisée (InterViager du Cabinet Coysevox par exemple) restent les interlocuteurs privilégiées pour tous les renseignements utiles.

Ecouter l’article d’Europe 1 >> Les differentes formes de viager

Le viager : investir à long terme avec un capital modeste

Samedi 6 février 2010

La vente en viager est concrètement réservée aux seniors

Le viager, régime datant de plus de 2 000 ans dans le Code civil, est revenu sous les feux de l’actualité en raison de la création récente du prêt viager hypothécaire et de la survenance  de la crise économique. Il a, par ailleurs, fait l’objet d’une étude du Conseil économique et social en 2008, qui préconise sa modernisation pour en développer l’usage.

La vente immobilière en viager consiste à céder un bien à une personne appelée « le débirentier » qui devra, en contrepartie, verser au vendeur appelé le « crédirentier » une rente jusqu’à son décès. Elle semble, en effet, aujourd’hui trouver de plus en plus d’adeptes pour plusieurs raisons.

Le mode opératoire
Les personnes âgées majoritairement propriétaires de leur résidence principale peuvent, en vendant leur bien dans ce cadre, se constituer, jusqu’à la fin de leurs jours, un complément de revenus pour pallier une retraite insuffisante. Ceci, bien sûr, tout en continuant à occuper leur logement jusqu’à leur décès.
L’acheteur de son côté peut investir dans un bien immobilier avec une mise de départ réduite sans avoir à passer par l’intermédiaire d’un organisme financier. Il s’agira pour lui d’un placement, avec en prime, l’espoir de faire une bonne affaire. L’aléa lié à la durée de vie du vendeur est, en effet, l’élément déterminant de ce type de vente.
La vente immobilière en viager, même si elle constitue une vente presque comme les autres, reste  malgré tout une opération complexe à mettre en œuvre qui nécessite le recours à des spécialistes ‘agents immobiliers, notaires). Notamment pour la détermination du montant de la rente. Le contrat doit également être adapté au moyen de certaines clauses (réversibilité de la rente, durée de versement, indexation…).

Viager signifie « temps de vie » en vieux français.
C’est un régime ancien, souvent mal connu, règlementé par les articles 1968 à 1983 du Code civil.  La vente du bien intervient en échange du versement au vendeur d’une rente à vie. Beaucoup de gans oint aujourd’hui une image caricaturale et négative de la vente en viager. C’est le pari sur la mort du vendeur qui lui donne cette connotation négative.
La particularité essentielle de la rente en viager est, en effet, que la durée de versement de la rente et, par conséquent, le coût total de l’acquisition ne sont pas connus à l’avance puisqu’ils dépendent d’un événement imprévisible, le décès du vendeur.
Qui n’a pas entendu parler de l’affaire Jeanne Calment, cette femme décédée à 122 ans après avoir enterré son notaire, qui avait acheté sa maison en viager bien des années auparavant. Ce cas est bien sûr assez rare, mais ce qui est certain, c’est que plus le décès survient rapidement, plus l’acquéreur est gagnant. A l’inverse, face à un vendeur d’une longévité exceptionnelle, l’acquéreur payera le bien beaucoup plus cher que sa valeur. Il y a donc un risque, à la fois pour le vendeur et pour l’acquéreur, cet aléa est une condition « sine qua non » de la vente en viager. S’il n’existe pas, la vente peut être annulée en justice

Un marché peu développé
La vente en viager bien qu’aujourd’hui encore assez peu répandue pourrait connaître un regain d’intérêt du fait de l’avenir incertain des retraites. Le nombre de transactions se situe dans une fourchette allant de 2 000 à  5 000 ventes par an, une dizaine d’opérateurs spécialisés se partageant ce marché étroit, essentiellement en région parisienne, sur la Côte d’Azur, à Lyon et Bordeaux.
Bien que la vente en viager jouisse toujours d’une mauvais réputation, vendeurs et acquéreurs peuvent chacun y trouver leur compte : les uns pour se constituer un complément de retraite par exemple et les autres pour faire un placement avec l’espoir de faire une « bonne affaire ». Le viager est un moyen original d’accéder à la propriété qui peut répondre à différentes problématiques patrimoniales.

Les questions
Quelles clauses prévoir dans le contrat ? Comment le montant de la rente est-il déterminé ?  Est-elle revalorisée ?  Quelles garanties le vendeur doit-il prendre ? Qui prend en charge les travaux du logement ? Que devient la rente au décès du vendeur ou de l’acquéreur ?
Vous trouverez réponse à toutes ces questions, et bien d’autres encire, notamment le point sur la fiscalité de ce type de vente et la récente formule du prêt viager hypothécaire dans un ouvrage de référence édité par Le Particulier Editions.

Bibliographie : La vente en viager (Intérêt, Contrat, rente, Fiscalité, Extinction, Prêt viager hypothécaire.) Le particulier Editions – 145 pages -  23€

Vendre en viager

Jeudi 14 janvier 2010

Vendre un bien en viager permet de se constituer un revenu complémentaire tout en conservant la jouissance du bien. En principe, le contrat de vente en viager repose sur le schéma suivant : l’acheteur acquière au moment de la vente soit la nue-propriété, soit la pleine propriété du bien immobilier contre le versement d’une rente viagère et le cas échéant d’un capital.Le vendeur perçoit ces sommes et dans la majorité des cas, il conserve la possibilité d’occuper le logement ou de le louer.

La fiscalité

1- En matière d’impôt sur le revenu : Le débirentier ne peut pas déduire la rente versée de son revenu imposable. Le crédirentier est en revanche imposable sur la rente perçue. Cette rente est imposée dans la catégorie des rentes viagères à titre onéreux: la rente n’est imposable qu’à hauteur d’un pourcentage variant en fonction de l’âge du crédit-rentier au moment de l’entrée en jouissance de la rente.

Plus le crédirentier est âgé moins la taxation est forte:

- 70% si le crédirentier est âgé de moins de 50 ans
- 50% si il est âgé de 50 à 59 ans inclus
- 40% si il est âgé de 60 à 69 ans inclus
- 30% si il est âgé de plus de 69 ans

2- En matière d’ISF: Le crédirentier doit déclarer la valeur de capitalisation de sa rente et déclarer la valeur de l’usufruit (en cas de viager occupé et droit de le louer).

Le débirentier doit déclarer de son coté la valeur de la nue-propriété s’il s’agit d’un viager occupé ou de la pleine propriété dans le cas d’un viager libre. Il doit intégrer dans son passif déductible la valeur de capitalisation de la rente.